Fermeture des voies sur berges de la Seine à Paris

V27 — Les Verts - relatif à un aménagement ambitieux des berges sur les deux rives de la Seine.

Considérant que l’adaptation de Paris aux enjeux du XXIe siècle passe par la réduction de la circulation motorisée et des nuisances qu’elle engendre, au profit des circulations douces et des usages de l’espace public plus respectueux de l’environnement ;

Considérant la volonté de la municipalité de mettre progressivement un terme au legs de l’ère du tout-automobile et à la véritable aberration que constitue la présence, sur les voies sur berge de la Seine, d’une véritable autoroute urbaine, qui défigure un site classé par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité, qui altère le corridor écologique et le réservoir de biodiversité qu’est la Seine ;

Considérant que le projet de réaménagement des voies sur berge présenté par le Maire de Paris prévoit la suppression totale du trafic automobile sur les quais bas de la rive gauche de la Seine entre le Pont de l’Alma et le musée d’Orsay, mais son maintien sur la portion réaménagée des quais bas de la rive droite, entre le pont d’Iéna et le pont de Sully ;

Considérant, compte tenu du peu d’espace disponible, que la simple requalification des quais bas en boulevard urbain paraît très mal assurer la possibilité de leur reconquête par les piétons et les cyclistes, puisqu’elle n’entraînerait qu’une très faible réduction de la vitesse et de la densité du trafic automobile ;

Considérant, comme il est rappelé dans le dossier de présentation à la Préfecture de Police en date du mois de mai 2010, que « les voies sur berges sont partiellement inondables », qu’ « en 2001, les berges du 7e comme du 4e arrondissement sont restées fermées plus de deux mois », et que si « les temps de parcours ont été globalement augmentés, le fonctionnement métropolitain n’a pas été affecté, dans un contexte où le niveau de circulation était globalement supérieur » à ce qui prévaut aujourd’hui ;

Considérant que sont inscrites au plan de déplacements de Paris les mesures d’augmentation de l’offre de transports en commun qui permettraient une réduction plus ambitieuse de la place de l’automobile sur les quais bas de la rive droite : création de navettes fluviales, mise en site propre des bus circulant sur les quais hauts, amélioration du fonctionnement de la ligne C du RER et de la ligne 1 du métro ;

Considérant que c’est en cohérence avec ces éléments que les services de la Ville ont élaboré différentes hypothèses de réaménagement des berges, dont l’une prévoyait la fermeture à la circulation motorisée de la rive droite ;

Sur proposition de Christophe Najdovski, de Denis Baupin et des éluEs du groupe Les Verts, le Conseil de Paris émet le vœu que :

La possibilité d’une fermeture à la circulation des berges de la rive droite ne soit pas a priori exclue du dossier soumis à l’enquête publique, et que ce dernier soumette à l’appréciation du public différents scénarii de réaménagement, dont au moins prévoie la reconquête des berges de la rives droite à l’image du projet présenté pour la rive gauche.

Ce vœu a été repoussé.