| A1 — EELVA - pour une reconquête des deux berges de la Seine |
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Considérant que l’adaptation de Paris aux enjeux du XXIe siècle passe par la réduction de la circulation motorisée et des nuisances qu’elle engendre, au profit des circulations douces et des usages de l’espace public plus respectueux de l’environnement ;
Considérant que le projet de réaménagement des voies sur berges prévoit la suppression totale du trafic automobile sur les quais bas de la rive gauche de la Seine entre le Pont Royal et le Pont de l’Alma, mais son maintien sur la portion réaménagée des quais bas de la rive droite ; Considérant, compte tenu du peu d’espace disponible, que la simple requalification des quais bas en boulevard urbain paraît très mal assurer la possibilité de leur reconquête par les piétons et les cyclistes, puisqu’elle n’entraînerait qu’une très faible réduction de la vitesse et de la densité du trafic automobile ; Considérant, comme il est rappelé dans le dossier de présentation à la Préfecture de Police en date du mois de mai 2010, que « les voies sur berges sont partiellement inondables », qu’ « en 2001, les berges du 7e comme du 4e arrondissement sont restées fermées plus de deux mois », et que si « les temps de parcours ont été globalement augmentés, le fonctionnement métropolitain n’a pas été affecté, dans un contexte où le niveau de circulation était globalement supérieur » à ce qui prévaut aujourd’hui ; Considérant que sont inscrites au plan de déplacements de Paris ainsi que prévues dans le projet d’aménagement des berges de Seine, les mesures d’augmentation de l’offre de transports en commun qui permettraient une réduction plus ambitieuse de la place de l’automobile sur les quais bas de la rive droite : création de navettes fluviales, mise en site propre des bus circulant sur les quais hauts, amélioration du fonctionnement de la ligne C du RER et de la ligne 1 du métro ; Considérant que c’est en cohérence avec ces éléments que les services de la Ville ont élaboré différentes hypothèses de réaménagement des berges, dont l’une prévoyait la fermeture à la circulation motorisée de la rive droite ; Sur proposition de Christophe Najdovski, Denis Baupin, Sylvain Garel, Daniel Fournier, Jacques Boutault, Véronique Dubarry, Fabienne Giboudeaux, René Dutrey, Yves Contassot, Michel Charzat, Katia Lopez, éluEs du groupe Europe Ecologie - Les Verts et Apparentés, le Conseil de Paris propose l’amendement suivant : Remplacer le texte par : Le projet peut être arrêté de la façon suivante : La fermeture à la circulation des tronçons isolés des voies sur berges, entre le pont Royal et le pont de l’Alma sur la rive gauche, entre le pont des Arts et le port Henri IV sur la rive droite, permettra d’offrir aux parisiens, aux visiteurs, aux usagers professionnels de nouveaux espaces. Ces linéaires, de plus de 4 km reconquis au total, permettront de développer, dans le coeur de Paris, les fonctions actives liées à la Seine, aujourd’hui inaccessibles du fait même de la circulation automobile, avec de nouveaux amarrages rendus possibles. Des activités touristiques, économiques, de transport de marchandises et de voyageurs, redonneront à la Seine un rôle d’activité et de dynamisme. En premier lieu, ce sont des parcours piétons continus qui s’offriront à tous les publics, parisiens, franciliens, visiteurs, des occasions de promenades et de redécouverte du fleuve. Des usages variés seront possibles en retenant le principe d’aménagements légers, réversibles, et l’idée de préserver des espaces de détente et de convivialité, libres de toute programmation. Ainsi, différents espaces rythmeront les plus de 8 ha de berges reconquises :
Le renforcement de la fonction de transport de personnes et de marchandises du fleuve est un élément incontournable du projet, avec de nouvelles escales possibles. La reconquête des berges de Seine aujourd’hui stérilisées par l’automobile et inexploitables vise à répondre à ces enjeux économiques de premier plan, en libérant et en rendant accessible un linéaire de quai permettant le développement de toutes ces activités liées au transport de personnes et de marchandises, avec le souci d’intégration et de cohabitation des escales et des ports avec la vie urbaine, de mixité des usages et de mise en valeur de la façade fluviale. L’ensemble du projet intégrera la volonté affirmée de la Ville de Paris de garantir des continuités cyclables le long de la Seine, de promouvoir la pratique du vélo pour tous et d’accorder aux vélos une véritable place aux abords du fleuve (stationnement, stations Vélib …). Rive droite : Au pied du Palais de Tokyo, il s’agit de créer une traversée piétonne en surface, équipée de feux tricolores, de part et d’autre de la rue de la Manutention. Une piste cyclable sur la chaussée côté bâti serra réalisée, qui constituera pour les cyclistes une vraie continuité cyclable Est-Ouest. La liaison piétonne entre les Tuileries et le musée d’Orsay, grands équipements très fréquentés, serra améliorée par la création d’une traversée au niveau de la chaussée reliant le niveau haut de la passerelle avec les deux entrées du jardin aujourd’hui fermées, qui seraient rouvertes en journée. Cet aménagement sera également l’occasion de rationaliser les flux de véhicules cisaillant dangereusement les files entre la sortie du tunnel Concorde et l’entrée du tunnel Tuileries. La nouvelle répartition des files de circulation sur l’emprise du quai haut permettra le maintien d’une voie bus côté Seine et la circulation des vélos. Un traitement paysager de qualité et favorisant la biodiversité sera développé. Des activités, notamment économiques, seront être développées, comme la reconversion de la Maison Rouge qui fera l’objet d’un appel à projet. Rendre les bords de fleuve accessibles aux piétons offre aussi l’occasion de faire accoster quelques bateaux ou barges. Rive gauche : Deux objets innovants et particulièrement intéressants trouveront leur place dans cet aménagement :
Cet amendement a été rejeté.
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