| Intervention de Géraldine Poirault-Gauvin au Conseil de Paris (Séance du 13 décembre 2011) |
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Nous sommes favorables, M. BOURNAZEL et moi, au principe de l'aménagement des voies sur berges. Partout dans le monde, les grandes métropoles reconquièrent leurs fleuves, c'est une évidence, c'est le sens de l'histoire. Nous regrettons le manque d'ambition du projet, en effet, nous aurions préféré que vous fassiez appel aux architectes de l'atelier international du Grand Paris, car il faut de l'ambition pour ce lieu magique que constituent les bords de Seine, patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous regrettons aussi le manque de contrepartie en matière de transports en commun. En effet, si l’on veut moins de voitures dans Paris, il faut plus de transports en commun, à l'image du Grand Paris qui est pour nous un exemple d'amélioration et de modernité, avec des interconnexions entre les territoires. Nous regrettons que le trafic sur la ligne C du RER n’ait pas été renforcé, cela permettrait notamment de transporter tous les touristes qui visitent la tour Eiffel et se déplacent en cars très polluants. Nous notons également que vous n'avez pas tenu compte des réserves de la Préfecture de Police, qui est compétente en la matière sur ce territoire des voies sur berges. Nous proposons de commencer votre projet de fermeture des voies sur berges rive gauche à partir du pont de la Concorde et de permettre une expérimentation sur un tronçon beaucoup plus court. Nous disons oui au principe d’aménagement des voies sur berges, mais nous vous invitons à plus de pragmatisme, plus de souffle, à plus de rêve, donc nous ne voterons pas pour ce projet, mais nous ne voulons pas nous y opposer totalement. C'est la raison pour laquelle nous ne prendrons pas part au vote.
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