Fermeture des voies sur berges de la Seine à Paris

Intervention de Jean-François Martins au Conseil de Paris (Séance du 20 juin 2011)
Monsieur le Maire,
Chers collègues,

Je l'avais dit lors des séances précédentes ; moi je soutiens dans cette histoire la double ambition de l'exécutif municipal.

L'ambition de reconquérir les berges de la Seine parce que c'est fidèle à notre histoire, c'est fidèle parce que Paris a vécu, prospéré autour de son fleuve.

Et puis je partage la deuxième ambition de la Ville de Paris, qui est à cet égard de réduire la place de la voiture individuelle polluante, dans les déplacements des Parisiens, parce qu'on le sait, c'est à la fois le sens de l'histoire et à la fois le sens qu'il faut suivre pour notre planète et notre santé.

Et j'avais remaqué cependant à l'époque,et j'avais dû rappeler à l'exécutif avec humour et avec beaucoup de sympathie que, cependant les quais piétons autour de la Seine n'étaient pas inventés aujourd'hui grâce à cette délibération, mais bien que la pratique piétonne le long de la Seine existait depuis déjà fort longtemps, dans un certain nombre de quais, je pense évidemment à l'île de la Cité, mais je pense aussi dans le 13e arrondissement face à la bibliothèque François Mitterand. Et au moment du premlier débat sur ces berges de Seine, j'avais invité la Ville de Paris à faire réellement preuve d'une reconquête des berges, réellement preuve d'une envie de redonner le fleuve aux Parisiens et aux mobilités douces, à des espaces de loisirs le long de ce fleuve, et de lui donner une fonction éducative, sociale, sportive et économique, mais sur l'ensemble de son projet.

J'avais d'ailleurs, et c'est d'autant plus pour celà que je me surprends aujourd'hui, de ces déclarations d'urbanisme, fait voter un vœu qui avait été voté par notre assemblée, le 6 juillet dernier, le vœu 172, qui mentionnait la nécessité dans ce projet d'élargir les investissement des berges de Seine, aux autres quais concernés et pas seulement aux 2,3 km concernés de la rive gauche, mais bien dans le 12e à Bercy, dans le 13e face à la bibliothèque François Mitterand, le long de l'île de la Cité, et dans le 15e arrondissement sur la quai André Citroën, où il y a un certain nombre d'espaces publics que nous pouvions là aussi reconquérir.

Ca a fait l'objet d'un vœu qui a force de loi, je l'éspère dans notre assemblée, et je regrette vraiement aujourd'hui, que l'exécutif ne nous propose qu'un projet qui se concentre une fois de plus sur les quelques kilomètres du centre de Paris, et qui n'est pas fidèle à l'esprit de reconquête, à l'esprit de conquête, qui semblait être celui qui avait été présenté par l'exécutif, et celui qui avait été amendé par mon vœu du mois de juillet 2010.

Je regrette donc, et j'attends les réponses de la part de Madame Hidalgo, sur ces questions au risque de m'abstenir sur cette délibération.