| Rive Droite : transformer une voie autoroutière en boulevard parisien |
Faire de la voie Georges Pompidou un boulevard urbain, cela signifie changer l’environnement de cette voie routière, et notamment en rendre possible la traversée, par l’installation de feux tricolores.
Deux traversées symboliques feront l’objet d’un aménagement spécifique.Au pied du Palais de Tokyo, la passerelle Debilly permet aujourd’hui de rejoindre le musée du Quai Branly via un passage souterrain pour les piétons sous l’avenue de NewYork. La proposition consiste à créer une traversée piétonne en surface, équipée de feux tricolores, de part et d’autre de la rue de la Manutention. Cela permettra de fermer le passage souterrain, dont la trémie côté Seine gêne le cheminement de la piste cyclable. Ainsi l’accès au quai bas depuis le quartier voisin sera également facilité. Nous proposons par ailleurs de créer une bande cyclable sur la chaussée côté bâti, qui constituerait pour les cyclistes le chaînon manquant du pont de l’Alma vers le pont d’Iéna. La liaison piétonne entre les Tuileries et le musée d’Orsay répond à une problématique similaire. Aujourd’hui, les promeneurs du jardin des Tuileries doivent emprunter un passage souterrain qui débouche sur le niveau bas de la passerelle Solferino. Il s’agit donc, de la même manière que sur l’avenue de New-York, de créer et de valoriser une traversée au niveau de la chaussée reliant le niveau haut de la passerelle avec les deux entrées du jardin aujourd’hui fermées. Cet aménagement sera également l’occasion de rationaliser les flux de véhicules cisaillant dangereusement les files entre la sortie du tunnel Concorde et l’entrée du tunnel Tuileries. La nouvelle répartition des files de circulation sur l’emprise du quai haut permettra le maintien d’une voie bus côté Seine et la circulation des vélos. Ainsi, le projet prévoit de séparer le quai en deux sections : l’une, côté jardin, dédiée au passage du tunnel Concorde au tunnel des Tuileries, l’autre, côté Seine, aux bus et vélos ainsi qu’aux autres véhicules venant de la place ou du pont de la Concorde. En remontant la rive droite, depuis le square de l’Hôtel de Ville jusqu’au port Henri IV, les bords de fleuve sont aujourd’hui inaccessibles depuis les quais hauts (notamment le port des Célestins), les revêtements sont détériorés, le nivellement accidenté. Les contournements des piles de pont ainsi que le cheminement reliant le port Henri IV au port des Célestins n’offrent pas aujourd’hui la largeur suffisante permettant un passage sécurisé des piétons. Le projet consiste donc à :
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