| Projet de délibération 2010 SG 155 |
Mesdames, Messieurs,La Seine est la ligne de vie de Paris. C’est autour d’elle, et à partir d’elle, que la ville s’est construite. Et elle représente un paysage urbain exceptionnel, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, classé corridor écologique d’intérêt national. La Seine est donc un peu plus qu’un fleuve. Elle est un élément fédérateur et fondamental de l’agglomération parisienne. Elle est la donnée naturelle à partir de laquelle se construit la culture métropolitaine. Pour reprendre l’expression de Paul Chemetoff, « la Seine est un pays, mais c’est aussi un paysage tout en longueur qui s’étend le long des berges, un territoire de marges, une limite intérieure, une parenthèse dans Paris et dans les communes que la Seine limite ou traverse ». Pour autant, les berges ne sont pas accessibles partout : sur les 26 km de bords de fleuve parisien, 7 km restent le domaine exclusif de l’automobile. La longue coupure entre les quartiers et le fleuve concerne la partie centrale réservée aux voies sur berge. Certains quais hauts sont parfois difficilement franchissables. Un tiers des flux qui passent sur la voie sur berges Georges Pompidou sont des véhicules en pur transit (véhicules qui traversent Paris sans s'y arrêter). L’objectif de notre projet est de mettre un terme à cette situation indigne d’un tel site. Il s’adresse à tous : aux Parisiens mais aussi à tous les habitants de la métropole, aux touristes comme aux riverains. Son ambition est de laisser s’exprimer une envie de vivre ensemble et une volonté de dessiner un nouveau visage pour la ville du XXIe siècle en retrouvant ce site incomparable. Pour des raisons culturelles, sociales, géographiques, économiques, esthétiques, les bords de la Seine, dans la capitale, sont donc un joyau à reconquérir, à préserver et à développer. C’est l’enjeu de cette délibération que de lancer ce projet.
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