Fermeture des voies sur berges de la Seine à Paris

La lettre d'Édith Cuignache-Gallois de Septembre 2010

Le dernier projet ubuesque de Delanoë : fermer les voies sur berges à la circulation ! Parmis ses nombreuses interventions au Conseil de Paris, Édith Cuignache-Gallois, s’est fait la porte parole de l’insatisfaction des parisiens sur le projet de Delanoë concernant les voies sur berges. En première ligne sur cette question, elle continue et continuera à porter la contradiction à ceux qui veulent faire de Paris un “boboland” !

Le projet du maire PS Bertrand Delanoë veut rendre piétonnier les quais rive gauche, provoquant l'ire des parisiens, relayés par l'opposition UMP et Centriste. Rive droite les files de circulation seront réduites pour laisser la place aux vélos et aux piétons. Rive gauche, les quais bas seront fermés au trafic automobile. « Il y aura des espaces pour la culture, le sport, la nature, les promenades, les activités nocturnes, ainsi que des commerces et des cafés », a promis Mme Hidalgo, premier adjoint au maire et déjà candidate à la succession de Delanoë.

Ce plan ubuesque est estimé à 40 millions d'euros, dont 12 millions d'euros de barges, un chapelet d'Îles artificielles, et 7 millions d'euros pour installer rive droite des sanisettes (!). Les voies sur berges ne sauraient êtres fermées à la circulation, chaque jour des milliers de Franciliens traversent par ces voies, ils seront les plus pénalisés.

Lors des débats au Conseil de Paris et au Conseil régional, Édith Cuignache-Gallois, conseillère de Paris (NC) et spécialiste des transports se fit leur porte-parole : « Ce maire qui se dit socialiste ne s'adresse qu'aux privilégiés. Son projet est séduisant, mais on peut reconquérir les voies sur berge sans couper la circulation. Il asphyxiera Paris et cela va créer des reports de circulation, sans proposer d’alternative ».

La Conseillère régionale et le groupe centriste jugent que le projet « manque d'ambition » et que Bertrand Delanoë « se comporte comme le président du comité des fêtes d'une ville balnéaire et pas comme le maire d'une capitale monde en compétition avec l'international ».

Le débat a été houleux au Conseil de Paris. Le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, a lui aussi émit les plus grandes réserves. La fermeture totale aux voitures rive gauche « constitue un bouleversement radical » et ses « services nourrissent des interrogations réelles » : le boulevard Saint-Germain et la rue de Rivoli ont des capacité d'absorption « assez réduites », selon le préfet. Il a demandé que soient menés les « approfondissements nécessaires » ainsi que des « tests de réalité » (!).

Le NC propose un plan pour les XIIe, XIIIe, XVe et XVIe arrondissements. Édith Cuignache-Gallois a jugé qu' « un aménagement, réfléchi, concerté, élargi à l'ensemble des berges parisiennes, aurait pu être une occasion de rééquilibrer les quartiers favorisés et les autres ».

Au-delà du manque d'ambition, le plus inquiétant restent les conséquences que les restrictions de circulation auront sur Paris et la banlieue. « Nos collègues des villes voisines regardent aussi ce plan avec appréhension. Delanoë ne se soucie que des privilégiés qui habitent le centre de Paris, c'est un peu restrictif ». « Ce projet est plein de mépris pour les habitants des quartiers périphériques, plein de rejet pour les habitants des communes limitrophes » ajoute Édith Cuignache-Gallois.

Source : La lettre d'Édith Cuignache-Gallois • septembre 2010 (connection à Google requise)