| Voies sur berges : faire entrer Paris dans le jeu du Grand Paris |
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À l’heure où se construit le Grand Paris, la capitale se retrouve face à un enjeu crucial pour son avenir : trouver sa place au sein de cette aventure urbaine et humaine. La reconquête des voies sur berges en est le point de départ. Il s’agit de faire bouger les mentalités, en rendant la Seine aux Parisiens et aux Franciliens. Mi avril, le maire de Paris a annoncé à grand renfort de communication son projet de réaménagement des voies sur berges. Un projet sans ambition qui se cantonne à une chasse à la voiture dissimulée aux Parisiens par des propositions ludiques et anecdotiques. Le groupe UMPPA s’oppose fermement à la fermeture des voies sur berges. Leur aménagement doit se concevoir dans un objectif de fluidité réconciliant l’ensemble des usagers de l’espace public. Elle est le point de départ d’une nouvelle relation à la Seine pariant sur les perspectives d’évolution technologique en matière de transports. Bannir la voiture de la ville n’est pas une solution. Il faut faire confiance aux constructeurs automobiles dans la mise au point des technologies propres. À la vision étriquée de Bertrand Delanoë, l’UMPPA oppose une réelle ambition pour Paris et la Seine, déclinées en trois axes. Le premier considère la Seine comme un partenaire énergétique de la ville : les bords du fleuve accueilleraient un ensemble de micro-activités en bordure de fleuve ramenant des services aux Parisiens et des emplois, tout en créant une vie diurne intense dans les 12e et 13e arrondissements. Avec le second axe, la Seine est le fleuve nourricier : création d’un « grand axe piéton » passant par l’Île aux cygnes et reliant dans son prolongement la place de l’Alma au parc André Citroën. Cette promenade serait dédiée à l’alimentation et au bien-être (marché bio, cultures sous serres). Une passerelle serait créée dans l’axe Nord de l’île et arrivant aux pieds de la tour Eiffel et une promenade passerelle-ponton flottante permettrait de se connecter au RER (15e et 16e arrondissements). Le troisième axe propose de laisser aux automobiles les voies sur berges basses et de les couvrir de passerelles reliant à des équipements flottants dédiés à des événements commerciaux et internationaux. La partie haute de cette « avenue de Seine » accueillerait de nouvelles formes de mobilité sur les voies les plus proches des habitations. Jean-François Lamour sur www.jeanfrancoislamour.fr
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