| Notice explicative du dossier de l'enquête publique |
1. Objet et justification de l'opérationLa Seine est la ligne de vie de Paris. C'est autour d'elle, et à partir d'elle, que la vielle s'est construite. Et elle représente un paysage urbain exceptionnel, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, et classé corridor écologique d'intérêt national. La Seine est donc un peu plus qu'un fleuve. Elle est un élément fédérateur et fondamental de l'agglomération parisienne. Elle est la donnée naturelle à partir de laquelle se construit la culture métropolitaine. Pour autant, les berges ne sont pas accessibles partout : sur les 26 km de bords de fleuve parisien, 7 km restent le domaine exclusif de l'automobile. La longue coupure entre les quartiers et le fleuve concerne la partie centrale réservée aux voies sur berge. Certains quais hauts sont parfois diffcilement franchissables. Il est apparu indispensables de mettre un terme à cette situation, indigne d'un tel site. Il s'adresse à tous : aux Parisiens mais aussi à tous les habitants de la métropole, aux touristes comme aux riverains. Pour des raisons culturelles, sociales, géographiques, économiques, esthétiques, les bords de la Seine, dans la capitale, sont donc un joyau à reconquérir, à préserver et à développer. Ainsi, comme de nombreuses villes du monde, Paris souhaite se réapproprier et se retourner vers ses rives pour les valoriser. 2. Objectifs du projetLes objtetifs majeurs du projet sont : - rendre les berges aux piétons, faciliter les accès au fleuve et mieux reliver les deux rives, mettre en œuvre une continuité des parcours piétons et cyclables le long de la Seine, améliorer la sécurité des déplacements, - développer et diversifier les usages, en offrant des activités sportives, culturelles, citoyennes, économiques liées à la nature et au fleuve et en trouvant des modalités de gestion afin que le plus grand nombre puisse bénéficier des activités proposées, - valoriser ce site unique, inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, porteur de l'identité de Paris, en développant l'intégration urbaine et paysagère, en supprimant l'aspect autoroutier des berges rive gauche et rive droite et de leurs abords, en offrant un paysage nouveau réconciliant la ville et son fleuve, - renforcer la continuité écologique de la Seine et ses abords, dans le cadre des orientations définies par le PADD qui prévoit la mise en valeur de la Seine et pa réservation de la biodiversité. Par ailleurs, au titre de la politique globale de valorisation et d'amélioration de l'espace public, des aménagements seront également engagés dans les 12e, 13e et 15e arrondissements (île aux cygnes, port de Bercy, d'Austerlitz…) 3. Le projet retenuLe scénario d'aménagement returenu est celui qui a été jugé : - le plus ambitieux en termes de réponse aux grands enjeux et aux engagements de la colectivité ; - le plus réaliste et le plus responsable en termes d'impact sur la circulation. Rive droite : l'autoroute urbaine devient boulevard Il s'agit de transformer la voie en boulevard urbain, propice à la promenage, en maintenant les deux files de circulation dans le sens Ouest - Est, mais en créant des traversées piétonnes protégées par des feux pour apaiser le trafic automobile et favoriser l'accès au fleuve. En remontant la rive droite, le projet consiste à : • avenue de New-York, au pied du Palais de Tokyo : - créer une traversée piétonne en surface équipée de feux tricolores ; - assurer la continuité cyclable du pont de l'Alma vers le pont d'Iéna. • au niveau du quai des Tuileries : - créer une traversée au niveau de la chaussée reliant le niveau haut de la passerelle Sedar Senghir avec les deux entrées du jardin aujourd'hui fermées, qui seraient rouvertes en journée ; - rationnaliser les flux de véhicules cusaillant dangereusement les files entre la sortie du tunnel Concorde et l'entrée du tunnel des Tuileries en réorganisant les voies de circulation ; - recalibrer les deux files de circulation, depuis le tunnel des Tuileries jusqu'au tunnel Henri IV, permettant la réalisation d'une promenade côté fleuve. • au niveau du port Henri IV - square de l'Hôtel de Ville : - créer des traversées protégées par des feux tricolores ; - créer des conditions d'une promenade piétonne confortable (reprise des matériaux de revêtement de sol (pavés), élargissement ponctuel du passage près du pont Sully…) depuis le square de l'Hôtel de Ville jusqu'au port Henri IV. Deux interventions connexes permettront de : - aménager pour les piétons un passage protégé et sécurisé entre le port Henri IV et le bassin de l'Arsenal, par l'ouverture d'un couloir existant à améliorer ; - réorganiser le carrefour au niveau du débouché du pont d'Arcole sur le quai de Gesvres, pour assurer le passage sécurisé des vélos et ainsi assurer une continuité entre Châtelet et Hôtel de Ville. Rive gauche : des espaces libérés pour la promenade et pour des usages liés au sport, à la culture et à la nature La fermeture à la circulation du tronçon isolé de la voie sur berge entre le pont Royal et le pont de l'Alma permet d'offrir aux parisiens, aux visiteurs, aux usagers professionnels, de nouveaux espaces. Les voies sur berges basses sont débarrassés de l'ensemble des équipements routiers (rambarbes, glissières, signalisation…). Les voies sur berges hautes font l'objet d'aménagements de surface (recalibrage, réorganisation de voies…) pour accompagner le report de trafic automobile depuis les berges basses vers les berges hautes. Un certain nombre de requalifications ponctuelles de voirie sont opérées, en particulier au niveau des carrefours de tête de ponts. Le linéaire de 2,3 km reconquis permet de développer, dans le cœur de Paris, les fonctions actives liées à la Seine. Ainsi la création de nouvelles excales fluviales ainsi que de nouveaux ports logistiques modernes destinés à insctituer des chaînes logistiques propres sont égalements prévus. Des activités touristiques, économiques, de transport de marchandises et de voyageurs se développeront pour redonner à la Seine un rôle d'activité et de dynamisme. En premier lieu, c'est un parcours piéton et vélo continu. Des usages variés sont rendus possibles en retenant le principe d'aménagements légers, réversibles, et l'idée de préserver des espaces de détente et de convivialité, libres de toute programmation. Ainsi les différents pôles et espaces rythment les 4,5 ha de berges reconquises : - le développement d'activités économiques sous différentes formes, permanentes ou temporaires (salons, foires), avec notamment une exploitation portuaire se traduisant par la création d'anneaux pour des activités économiques, restaurants, commerces, loisirs… et de nouvelles escales de transports ; Plus spécifiquement, • au port du Gros Caillou - un pôle festif et ludique avec la programmation d'activitées différentes selon les saisons, selon les jours de la semaine, ouverts à différents types de publics, incluant les scolaires ; - un pôle dédié à la nature, offrant un lieu pédagogique de découverte et de rencontre, notamment autour du thème de l'eau et de la préservation des milieux naturels ; • au port des Invalides - Alexandre III - un pôle culturel et festif, espace de rencontres intergénérationnelles, animant de jour et de nuit le site, en particulier autour de pont Alexandre III, dont la culée fera l'objet d'un projet spécifique ; • au port de Solférino - un pôle culturel et événementiel support à des manifestations ponctuelles sur un espace public aménagé pour permettre une souplesse dans les occupations temporaires. Deux objets innovants et particulièrement intéressants trouvent leur place dans cet aménagement : - l'emmarchement, assurant la liaison entre quai haut et quai bas au droit du musée d'Orsay, et constituant aussi un lieu de contemplation du paysage environnant exceptionnel, la Seine étant bordé de nombreux édifices d'architecture remarquable, - l'archipel, intégré dans le pôle nature à proximité du pont de l'Alma, offrant aux promeneurs la possibilité de s'approcher au plus près de l'eau, proposant un lieu de détente et d'arrêt dans un cadre végétal intimement lié à l'eau, propice à favoriser les habitats naturels favorables au vivant dans la ville. Source : Mairie de Paris / Dossier d'enquête publique pièce C
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